Et si le destin de l’humanité avait été de subir un système spéciste ? De n’être que du bétail visant à satisfaire les plaisirs gustatifs d’une autre espèce ? Voici les réflexions poussées par la lecture du manga à succès Promised Neverland, de Kaiu Shirai à l’écriture et Posuka Demizu au dessin. En effet, derrière ce joyau du fantastique se cache une forte critique sociale, en plus d’un discours politique latent conquis à la cause d’un idéal de société antispéciste, humaniste, et même révolutionnaire. Analyse.

Spoiler alerte ! Cet article contient des révélations sur l’évolution de l’histoire de Promised Neverland, mais ne dévoile pas son dénouement. Nous recommandons donc tout de même la lecture de cet article afin de – nous l’espérons – vous donner l’envie de vous plonger dans ce manga.

Volumes 4, 6 et 18 du manga The Promised Neverland.

Est-il éthique de tuer des animaux ?

C’est sans doute la question principale que pose la lecture de Promised Neverland : est-il éthique de continuer à manger des animaux ? Question que l’on pourrait même se poser de manière plus utilitariste : est-il dans notre intérêt de manger des animaux ?

D’un point de vue éthique, cela nous semble assez évident : une fois admis que l’alimentation carnée est facultative à la survie et bonne santé de l’humain moyen, l’élevage et l’extermination massive d’animaux, sans compter leur maltraitance, sont de fait des crimes contre ces êtres vivants.  Et ce, à minima dans les proportions du massacre contemporain : selon L214, 1380 milliards d’êtres sensibles ont été tués en 2018 pour notre alimentation, soit 3,8 milliards chaque jour. Le plus grand massacre de l’histoire, orchestré sans trêve dans des proportions vertigineuses.  

ARTICLE A LIRE EN INTEGRALITE SUR JAPANIZATION.ORG